50 ans de jetable, un constat

Je m’appelle France et suis née en 1961, au début des couches jetables. Aujourd’hui, âgée de 54 ans, je fais le point sur tous les déchets « hygiène / beauté » que j’ai généré jusqu’à mes 50 ans.

  1. En tant que bébé
    1. Pendant 2 ans,  j’ai utilisé 4 couches jetables par jour (en moyenne), soit un total de 2920 couches.
    2. Pour me nettoyer les fesses, maman utilisait des boules de coton (10gr). Comme je la gâtais parfois, elle en utilisait une moyenne de 3 à chaque change, soit 8760 boules de coton (87 kg)
  2. En tant que jeune enfant
    1. Avide de goûters chocolatés, glaces, barbes à papa… mon visage a souvent été débarbouillé avec de l’essuie tout humidifié, ancêtre de nos actuelles lingettes. Cela a duré une dizaine d’années. J’ai dû consommer l’équivalent d’un rouleau par mois, soit 120 rouleaux.
    2. En hiver, j’avais souvent le nez qui coulait. Maman passait son temps à me rendre propre et avait toujours un mouchoir en papier dans la poche. Parfois, elle répétait l’opération jusqu’à 10 fois par jour! jusqu’à mes 5 ans, elle a dû utiliser au moins 2-3 paquets par semaine en hiver. Soit entre 300 et 400 paquets, rien que pour moi.
  3. En tant que jeune fille et femme
    1. L’avantage d’être une femme est que l’on peut se maquiller … et se démaquiller. Je ne vous raconte pas les essais de fond de teint, de rouge à lèvres, de mascaras et les séances de vernis à ongles avec les copines! chaque jour, j’utilisais au moins 4 cotons pour les yeux (et oui, pour être belle il fallait du khôl noir + du mascara + du fard à paupières bien gras), 2 pour le fond de teint et 2 pour le vernis, seulement 2 fois par semaine. Au total, entre mes 15 ans et mes 50 ans, j’ai donc utilisé 50000 cotons pour les yeux, 25000 pour le fond de teint et seulement 3500 pour les ongles.
    2. Etre femme, c’est aussi avoir besoin de « protections féminines». J’en ai consommé environ 18 par cycle mensuel, soit un total de 7500.
  4. En tant que mère
    1. Mère de 2 enfants, j’ai fait comme ma mère. Je voulais que leurs fesses soient toujours propres et sèches, je voulais que leur visage n’ait plus de traces des glaces ou barbe à papa, je nettoyais leur nez quand il coulait un peu trop … Bref, j’ai utilisé quelques 6000 couches jetables, 15000 lingettes jetables et environ 500 paquets de mouchoirs en papier.
    2. Grand-mère à 50 ans, j’ai pris une décision : et si je changeais ? j’ai regardé ma vie et ai comptabilisé tous ces déchets :
      • 9000 couches jetables pour moi et pour mes enfants (4500 €)
      • 87 kg de cotons pour mes changes (80 €)
      • 15000 lingettes jetables (500 €)
      • 120 rouleaux d’essuie tout (60 €)
      • 800 paquets de mouchoirs en papier (50 €)
      • 80000 disques à démaquiller jetables (12000 €)
      • 7500 protections féminines (5000 €)soit 22190 € dépensés et jetés à la poubelle, soit 443 € par an depuis ma naissance.
    3. En tant que grand-mère
      Aujourd’hui, grand-mère de 3 petits enfants âgés de 6 mois, 2 ans et 4 ans j’ai utilisé :

      • 4 couches lavables bambou (90 €)
      • 30 lingettes lavables bambou (65 €)
      • 10 mouchoirs en coton (10 €)
      • 7 gants démaquillants bambou (37€)
      • 7 carrés démaquillants pour les yeux en bambou (13 €)
      • 10 protections lavables (70 €)
      • Et j’ai toujours sur moi 2 lingettes bambou et un mini flacon d’eau pour les visages « barbe à papa »285 € dépensés.

Comme les produits durent environ 5 ans, ces 285 € investis reviendront à 57 € annuels.

Si j’ai pollué et gaspillé pendant mes 50 premières années de vie, aujourd’hui j’œuvre pour la planète et éduque mes petits enfants dans cette idée. Seul, nos efforts ne représentent pas beaucoup. Tous unis, nous pouvons vraiment maîtriser notre impact environnemental…tout en réalisant de belles économies.

4 Comments

  1. Comme beaucoup de filles, femmes, j’ai tres longtemps utilise les serviettes hygienique pour finir avec les tampons. On a pas le choix, enfin c’est ce que je pensais, puis j’ai decouvert « la coupe menstruelle » une revolution pour l’environnement, ma flore et mon portefeuille. Depuis exit les tampons ! Une sterilisation apres chaque cycle et ma coupe est prete bien protegee dans sa pochette en coton pour la prochaine fois. Et ca fait deux ans que ca dure. voilaaa ??

  2. Un incontournable de ma trousse beaute. Meme avec une peau hyper reactive, il me permet de me demaquiller en douceur. Je l utilise egalement pour retirer mon vernis a ongle et apres lavage la lingette reste impeccable. Super investissement.

  3. Bonjour Je suis moi meme utilisatrice de disques demaquillants en tissus de recup. C est super plus confortable que les jetables du commerce. Et mon Cheri adore se nettoyer le visage le soir avec car ils ne peluchent pas sur son visage. Je ne reviendrais en arriere pour rien au monde. Merci pour tous tes conseils.

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